[Exclusif ] Enquête sur la Chine et les vins de Bordeaux : 4e épisode - Rencontre avec Laurence Lemaire

 
 

4ème étape de notre série sur la Chine et les vins de Bordeaux, une rencontre avec Laurence Lemaire qui édite Le vin, le rouge, la Chine à la fois en blog et en édition papier actualisée, qui en est à sa 12ème édition. Preuve de sa percée dans le monde relativement fermé des Bordelais et surtout du vin (j'en suis, j'en sais quelque chose...), elle est doublement préfacée par Alain Juppé, maire de Bordeaux, et Alain Rousset, président de la Région Nouvelle Aquitaine. Les liens sont en fin d'article.

Laurence a eu plusieurs vies, d'abord à Paris dans l'événementiel et la production télévisée notamment La marche du siècle. Lorsqu'elle s'arrête en 1997, elle part en Asie du Sud-Est, au Népal puis au Laos, travailler comme pigiste, photographe, et vidéaste pour différentes publications. Vers 2006, elle part toute seule 8 mois avec son sac à dos en Chine, dans un circuit de 14 villes, à la rencontre des Français qui s'y sont installés, dont elle reviendra avec un ouvrage "Les Français de Chine font le guide". Depuis 2012, elle habite à Bordeaux, plus précisément à Bacalan, dans le nord de l'agglomération, le long de la Garonne, là où était autrefois le quartier portugais des pêcheurs de morue qui se dit "bacalao" en portugais.

C'est en constatant que de plus en plus de chinois investissaient dans le vin qu'elle a eu l'idée de son guide, car il n'y avait de recensement fiable du nombre de châteaux et vignobles acquis par des investisseurs de l'empire du milieu. Et comme sa vue préférée de Bordeaux est bien évidemment celle de la rive droite, c'est là que nous l'avons photographiée avant l'interview, autour de son parcours singulier.


Laurence Lemaire devant la Garonne

On a fait le tour de plusieurs sujets, de la relation des chinois avec le vin qu'ils découvrent depuis peu, de leur rapport aux vieilles pierres, de l'extraordinaire marché à l'export que le pays offre aux négociants bordelais, et des commentaires parfois peu amènes qu'ils suscitent...

Elle entend souvent : « Ils achètent tout, on n'est plus chez nous, c'est notre patrimoine qui fout le camp ». Et ça l'a mise en rogne, Laurence, alors elle a ouvert son blog, pour essayer de quantifier la réalité des rapports de la Chine et des vins de Bordeaux. Deux chiffres : il y a aujourd'hui 146 châteaux et vignobles achetés par des chinois dans le bordelais, soit à peu près 3% du total, et 9 bouteilles sur 10 exportées partent vers la Chine. C'est donc une invasion toute relative, d'autant que la terre et les ceps ne partent pas en Chine, contrairement aux bouteilles, comme on vient de le voir.

 

http://levinlerougelachine.com/





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