[Economie] L’appétit grandissant des Chinois pour l’art occidental

 
 

Les galeries occidentales peuvent se frotter les mains : selon le rapport sur le marché de l’art chinois publié, le 15 mars, par la foire de Maastricht, aux Pays-Bas, The European Fine Art Fair (Tefaf), 61 % des collectionneurs chinois interrogés disent vouloir acheter de l’art occidental dans les cinq prochaines années. En 2018, Sotheby’s Hongkong affichait un taux de vente de 100 % pour l’art occidental.

Prenons le cas de Qiao Zhibing, à la tête de boîtes de karaoké très courues à Shanghaï. Cet entrepreneur a acquis des œuvres du Britannique Damien Hirst présentées durant l’exposition-fleuve très médiatisée Treasures From the Wreck of the Unbelievable, au Palazzo Grassi, à Venise, en 2017. Et il prévoit, en 2020, une exposition de l’artiste américain Theaster Gates dans son giga-musée privé de 10 000 m2, ouvert, le 23 mars, à Shanghaï.


Pour se faire un nom sur l’échiquier des grands amateurs, son compatriote, l’investisseur Liu Yiqian, a acquis, en 2015, une toile de Modigliani pour 170 millions de dollars (150 millions d’euros). En novembre 2018, son musée privé, baptisé « Long Museum », à Shanghaï, a organisé une exposition de la Française Louise Bourgeois (1911-2010). « Contrairement à la phase transitoire, où les collectionneurs chinois achetaient d’abord de l’art chinois pendant quelques années avant de se rabattre sur l’art international, les nouveaux collectionneurs qui entrent aujourd’hui sur le marché se portent d’emblée sur l’art occidental », explique Qiao Zhibing.





ECOUTER LE DIRECT

EN CE MOMENT: